Quand les vins vivants se font la malle!

Vite, un billet s’impose pour vous faire partager mon émotion du moment.
Je vais être brève parce que le temps me presse: les beaujolais nouveaux m’attendent à la cave!

Il y a quelques mois, nous sommes contactés par la profession par un mail pour porter des échantillons de Moulin à vent pour la revue « Le Rouge et Le Blanc » qui va sortir un numéro sur le Moulin à Vent…
Tous les vignerons du Moulin à Vent sont concernés.

Je n’ai pas l’habitude de porter des échantillons, je l’avoue… parce que je suis méfiante et que je me dis que mes bouteilles ne seront, de toute façon, pas sélectionnées… ou pas dégustées…
Pourtant, cette fois ci, j’en ai envie…
Alors je fonce!
Et je porte mes bouteilles à Romanèches au caveau du Crû qui les portera à Villefranche…puis les échantillons seront acheminés tous ensemble à Paris…

Cette semaine, je suis contactée par un membre du comité de dégustation de la revue qui veut savoir si nous avons proposé des échantillons parce qu’ils voudraient vraiment les déguster car on leur en a dit le plus grand bien… et qu’ on ne peut pas parler du Moulin à Vent sans parler de nous!
Ohhh, je suis toute rouge d’émotion, moi!
Je pensais pas qu’on avait un peu d’importance…!

Oui…que j’lui réponds! j’ai bien porté des bouteilles, 3 même!
Il ne les a pas vus…
Il va chercher encore…
Il me rappelle enfin: les échantillons sont introuvables…
Ce sont des vins vivants… mais je ne pensais pas à ce point!

Il ne semble pas très étonné… Moi non plus…
Bref, il me demande de lui renvoyer directement des bouteilles.

Nos vins auront donc leur chance! Et s’ils ne sont pas cités dans la revue, ce sera pour des vraies raisons!

Pour finir, je remercie les membres de la revue pour leur professionnalisme et leur intégrité…!

Au boulot maintenant! Les commandes doivent partir pour que, le 15 novembre, 
le Brut de Cuve coule à flot dans toutes les bouches!

2 Commentaires

  1. à propos de ces histoires d’échantillons livrés ou non, j’ai souvent vécu cela. Il faut bien entendu voir avec ton syndicat de cru, mais il faut savoir que de notre côté, les journalistes, nous avons tendance à goûter un peu vite et à jeter le bébé avec l’eau du vain… sans donner un chance au vin. J’ai solutionné ce problème sur le tard en mettant un point d’interrogation sur l’étiquette du vin avec la date et l’heure de la première dégustation. Puis je reviens dessus pendant 4 ou 5 jours. Souvent, j’ai d’agréables surprises : un vin que je trouvais nul se révèle excellent !

  2. merci Michel. Mais j’ai plus de facilité à accepter qu’on ait refusé mon vin à la dégustation… plutôt qu’on le mette de côté. Je ne pense pas que les gens du crûs soient plus aptes à savoir si le vin va plaire ou non! ce ne sont pas eux les consommateurs, les acheteurs et les buveurs! Même problème avec les dégustateurs des agréments pour l’obtention de l’AOC… des milliers d’hecto sont agrées chaque année et arbore l’AOC et ne trouve pas d’acheteurs… parce que ce n’est pas aux goûts des…buveurs!

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