Un ciel toujours bleu pour Téo

IMG_3923 Un ciel toujours bleu pour Téo

Téo a décidé de rejoindre le paradis des anges vendredi 19 juin au matin…
Une année à lutter contre cette putain de maladie qui ne l’aura pas laisser tranquille. Mais il a su profiter de chaque instant comme s’il savait qu’il fallait qu’il profite intensément. Comme s’il savait des choses que nous, on ne savait pas.
Evidemment, on est très triste. Parce qu’il n’est plus là et qu’il va nous manquer. Parce qu’on aurait aimer le voir grandir. Parce qu’on aurait aimer le voir guérir.
J’ai reçu beaucoup de messages de soutien et Pierre (il se reconnaîtra) m’a dit ceci: «  Quand un enfant part jeune il est dit qu’il a, ici ou dans une autre vie, déjà accomplit ce qu’il lui restait à faire. Il est libéré de sa condition, il est bien mieux là ou il est. Alors on dit que nous, ceux qui restons, nous devons le pleurer mais qu’après un certains temps il ne faut plus le retenir et qu’il faut le laisser partir. » Et ça m’a apaisé. J’ai voulu le croire.

Silence

Silence

La langue française possède un nombre infini de mot pour notre vie de tous les jours. Pour nos joies, nos peines, nos chagrins d’amour, nos enthousiasmes, nos folies, notre admiration, notre soumission, notre colère, nos incompréhensions, nos compréhensions, nos bonheurs, nos espoirs. On en invente même quelquefois pour exprimer l’inexprimable quand les joies sont trop belles ou quand les peines sont trop moches.
Mais quand il n’y a plus de mot…
Quand le silence, les cris et les larmes remplacent tous ces mots inutiles qui n’ont même plus de sens et qui ne sont même plus assez forts pour exprimer ce que l’on ressent.

#unpapillonpourtéo

IMG_2128 #unpapillonpourtéo

On nous dit souvent qu’il ne faut pas penser que l’avenir sera triste parce que ça rend l’avenir triste.
On nous dit souvent qu’il ne faut pas penser à la mort, parce que ça la ferait venir.
On nous dit souvent plein de conneries. Qu’on écoute dans l’espoir que ce soit vrai et que la vie soit plus forte que tout ça.

Je vous ai souvent parlé de Téo ici. Parce que c’est le fils de ma meilleure amie et parce que Téo, c’est un petit garçon, d’à peine 10 ans, super attachant.
Depuis plus d’un an, il se bat contre cette terrible maladie qu’est le cancer. Dans son genou, dans ses poumons puis dans son épaule. Il a subi courageusement de lourdes opérations, résisté à de lourds traitements. Qui n’auront servi à rien. Parce qu’il n’y a plus rien à faire. Les tumeurs ont envahis à nouveau ses poumons (qui avaient été opérés il y a quelques semaines). Elles l’empêchent maintenant de respirer…

Sans titre (parce que j’en trouve pas!)

Sans titre (parce que j’en trouve pas!)

Dans la vie, je crois aujourd’hui qu’aucun événement n’arrive par hasard. Chaque chose prend sa place dans nos vies et à nous d’en faire bon usage: les rencontres, bonnes ou mauvaises, les amitiés qui se lient et se délient, les ruptures, les maladies plus ou moins graves. Tout cela nous permet de changer de chemin parce qu’il le fallait de toutes façons et qu’on l’aurait pas fait sans ça, peut être bien. Parce qu’on aurait manqué de courage, de volonté ou tout simplement parce qu’on croyait être bien comme cela, sans que rien ne change.
Le changement, il arrive un peu brutalement mais on y est préparé, inconsciemment… et il ne se passe pas trop mal finalement, sans toutes les angoisses qu’on craignait.