Souvent je parle pour ne rien dire mais ça raconte un peu des choses quand même

(Mon titre est un peu long pour un titre, je sais. Je ne sais pas faire court, désolé. Mais ne le lisez pas, il n’est pas très important.)

Je feuilletais hier soir un article sur le courage d’être soi. ça paraît un peu bête comme ça… mais  a- t-on vraiment le courage d’être soi? toi? moi?

Il y a ceux qui sont eux mais qui n’ont pas le courage d’être eux. Il y a ceux qui ne sont pas eux mais qui ont le courage de ne pas l’être. et ceux que l’on envie tous: les courageux d’être eux qu’ils soit bon ou mauvais.
Oui je vois bien vos yeux écarquillés et je vois aussi que vous avez relus la phrase ci-dessus pour être sur de la comprendre et surtout de savoir dans quelle catégorie vous vous trouvez.
Ce n’est pas un  test psychologique de magazine de filles. Non.Vous ne serez pas mieux noté… pas noté du tout d’ailleurs que vous soyez l’une ou l’autre de ces personnes.
Je ne porte pas de jugement. Dieu m’en garde!

Explications vinophiles:
T’as celui qui vinifie les vins qu’il aime mais qui n’assume pas. Il aime les vins léger, le gamay, le beaujolais nouveau même (un comble!!), mais ce n’est pas tendance. On se raille de lui. Il a honte, il n’ose pas en parler. Il en produit… en cachette et espère que quelqu’un en aura entendu parler et viendra lui acheter! Il a des excuses même: Quand il était petit, il était un gros mangeur de bananes (banane flambée, banana split…). Faut dire que sa mère le forçait un peu, mais il aimait bien sa mère, qui est partie dans de terribles souffrances… alors… C’est un peu sa madeleine de Proust à lui quoi.

Celui qui vinifie des vins qu’il n’aime pas et qui n’assume pas. Il n’aime pas la thermo (thermovinification: méthode qui consiste à confiturer les vins mais je ne suis pas spécialiste et je ne voudrais pas qu’on me tombe dessus).  On lui a dit que c’était bien, que les vins seraient bons et surtout qu’ils se vendraient mieux comme ça. Alors il a cru ce courtier qui travaille pour ce gros négociant (pas si gros que ça en fait mais on dit toujours gros négociant) qui lui a raconté la belle histoire et il en a fait un peu, puis beaucoup.  Mais il ne le dit pas. Ou il dit qu’il en fait juste un peu, un tout petit peu. « Oh mais c’est d’la thermo ça? »….. « non, non j’te jure (oui parce qu’il jure en plus), ou peut être un peu, j’me rappelle plus (ouais mon oeil). »
Parce que ça passe mieux, selon lui, s’il ne le dit pas. Et puis, ce n’est pas de sa faute.C’est celle de la loi de l’offre et la demande. Alors il s’y plie et puis c’est tout. Pas le choix.

Celui qui fait les vins qu’il aime, tendance ou pas, mais qui est fier de ce qu’il a fait. Celui là, il est heureux, ou malheureux (ça me fait penser à une chanson, non?) mais c’est son choix. Le vin est trouble ? Tant pis! Le vin est quelque peu instable ?  Tant mieux (il aura le bonheur d’avoir tous ses clients au téléphone dans les jours à venir!!).
Quand ça ne s’est pas passé comme il le voulait, il ne se cherche pas d’excuse, il essayera de faire mieux la prochaine fois. Et quand ça s’est bien passé, il se dit que c’est aussi un peu de la chance mais qu’il l’avait mise de son côté! (C’est important de flatter son égo quelquefois. Mais point trop n’en faut non plus).

Bref, être soi et en avoir le courage, ce n’est pas toujours si simple. Pas la peine de se trouver des excuses quand on s’est mal comporté ou que l’on n’a pas fait ce qu’il fallait. Quand c’est toi, c’est pas un autre. Parce que l’autre… c’est pas toi.
Pareil pour moi. Et je vous rassure, en ce qui me concerne, je suis moi et quelquefois j’assume pas vraiment. Mais le reconnaître, c’est peut être déjà un pas vers l’acceptation, non? Et puis quand on le fait avec son coeur…même si on se trompe…je me dis que c’est moins grave.

Alors oui, cette année, vous aurez encore droit aux vins sans soufre des Perraud qui s’assument dans cette voie depuis pas mal d’années maintenant.
Certes quand ça fait l’huile, quand ça se met à sentir la vieille redingote de l’arrière grand père (oui parce que moi le pet d’ours ou le cul de la poule, j’ai jamais trop reniflé même si j’en ai… des poules, pas des ours hein!), on se dit qu’on aurait pu faire autrement… Et quand ça passe au bout de quelques semaines, on se dit qu’on a bien fait parce que c’est pas mal, tout compte fait! Voilà!

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