Beaujolais nouveau, je t’ai dans la peau

Les vendangeurs sont partis.
Nous finirons tout seul.
Attendrons le beau temps annoncé pour jeudi pour ramasser la dernière parcelle de gamay.

Nous avons eu un peu froid… c’était quelquefois un peu humide mais la plus grosse partie est rentrée au chaud… Enfin presque au chaud… il ne fait pas très chaud dans notre cuvage!

La récolte est petite. La grêle du 1er mai a laissé des traces. 45% de pertes, ça ne s’oublie pas…

Les Beaujolais Nouveaux sont préssurés. On a mis des radiateurs sous les cuves pour leur tenir un peu chaud. Pour que les fermentations malolactiques ne soient pas trop paresseuses. Elles ont bien heureusement commencées.

On avait bien expliqué aux raisins dès leur arrivée dans les cuves , le rôle qu’ils auraient à jouer. Les premiers rentrés ont un voyage au Japon et aux Etats Unis de prévus. Va falloir se préparer. S’habiller. Faire ses valises, en n’oubliant rien, faire les passeports etc…
Que de choses à penser en si peu de temps!
Pour les autres, ils pourront prendre leur temps. Nous ne les brusquerons pas.

Alors on nous demande pourquoi s’obstiner à faire des beaujolais nouveaux une année si tardive?
Parce que j’aime les beaujolais nouveaux!
Parce que sans les beaujolais nouveaux, le Beaujolais ne serait pas ce qu’il est!
Vous en pensez du mal?
Mais au moins vous en pensez quelque chose!
Sans le Beaujolais nouveau, peut être que vous ne sauriez même pas que l’on existe?
Et moi, j’aime me sentir exister!
On se fait un devoir de se surpasser un peu plus tous les ans.
On veut être les meilleurs!
Même si ce n’est pas le cas, nous aurons fait tout notre possible.
Et c’est pas rien!

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